Dans un article précédent concernant Facebook et les “réseaux sociaux”, je m’inquiétais à leur propos du non respect des lois relatives à la protection de la vie privée.
On vient d’apprendre que Facebook se propose aujourd’hui de vendre aux publicitaires un accès aux données personnelles de ses membres, annonce qui a provoqué de vives réactions:
Même La Libre Entreprise en parle ce week-end.
Que penser en définitive de cette annonce ?
Quand je vois les données fournies par mes enfants, Facebook permettrait en effet de cibler très précisément les destinataires des messages publicitaires. Et en définitive tant mieux si c’est pour leur envoyer des offres personnalisées qui répondent au bon moment à leurs besoins réels.
Mais le vrai problème, c’est que les publicitaires ne savent faire qu’une seule chose: bombarder tous les destinataires possibles de messages impersonnels et ce quelque soit le canal! Ils sont incapables de créer un vériatble dialogue et de prendre en compte les réponses/réactions des destinataires.
Comme le dit si bien Martha Rogers, ce sont des “Dory”! On a parfois l’impression qu’ils en sont toujours à la psychologie d’Ivan Pavlov (le chien et ses réflexes conditionnés) et ils risquent donc une fois de plus tuer “le Saint Graal”… comme ils l’ont fait avec l’e-mail, le fax, le téléphone, le courrier!
Alors que par une utilisation maîtrisée des données personnelles, Facebook permettrait de créer un “face à face”, une véritable conversation commerciale “virtuelle” entre un fournisseur et son client!
D’après une étude récente, elle aurait encore augmenté.
“La fraude au clic devient virale”
En espérant pour tous les partisans de la publicité sur Internet qu’il ne s’agit pas de la partie émergée de l’iceberg…

C’est le titre d’un livre du philosophe André Comte-Sponville qui est remarquable, à la fois simple et passionnant.
Avec toutes les questions que posent aujourd’hui le développement durable et la mondialisation, je suis en pleine recherche de “sens” tant au niveau scientifique, politique que moral et ceci aussi bien dans le cadre de mes activités professionnelles que personnelles.
Le livre d’André Comte-Sponville me donne en tous les cas LE cadre que je cherchais pour (re)mettre les choses en place dans les rapports entre l’économie, la politique et la morale, entre les droits et les devoirs, la tyrannie et la barbarie, grâce aux quatre ordres définis par le philosophe : l’ordre économique (mais aussi scientifique et technique), l’ordre politique, le moral et enfin l’ordre éthique.
J’en retiens une règle à appliquer directement à la gestion client: Il faut respecter le client non pas pour des raisons d’ordre morale - puisque l’économie est amorale ! - mais parce que l’entreprise (le “Capital”) a besoin de lui pour faire du profit - sans client, pas de commerce ! - et qu’elle ne fera des bénéfices que si le client lui aussi en fait !
Dans cet échange, on peut donc bien parler de réelle convergence d’intérêts. Mais à l’heure où le fossé se creuse entre les riches et les pauvres et où les ressources énergétiques sont en train de s’épuiser, peut-on pour autant parler de “solidarité” entre l’entreprise et ses clients ? Dans le commerce, il y a à la fois création et destruction de valeurs puisque des ressources sont utilisées pour produire et que les produits créés sont presqu’immanquablement détruits par la consommation qui elle produit des déchets à traiter… !
Etablir au niveau mondial, un équilibre entre la création et la destruction de ressources au bénéfice tant de l’entreprise que de ses clients suppose tout à la fois une nouvelle efficacité et une nouvelle solidarité, à définir de toute urgence, un peu à l’image de nos systèmes de sécurité sociale, de mutuelles et d’assurances !
Quels enjeux pour les chefs d’entreprises et pour les hommes politiques, bien loin de leurs échéances financières et électrorales habituelles !
Même le philosophe ne va pas jusque là. A creuser donc !
Mon épouse a fait la semaine dernière le grand entretien de sa voiture.
En contrôlant la facture, elle constate que le filtre à pollens a été remplacé et s’en étonne puisqu’il l’avait déjà été il y a tout juste six mois. Réponse du préposé ; “Oh mais madame, cela s’encrasse très vite !”
Et comme elle s’en étonne à nouveau, il finit par dire : “Mais ça ne coûte pas cher !”
Voila comment on perd définitivement un client…
PS. Je ne citerai pas la marque mais on comprend mieux certaines fermetures d’usines en Belgique.
On le sait, elles créent toujours un certain engouement en Belgique !
Cette année avec un taux de participation de 85% au premier tour, elles sont d’abord une formidable victoire de la démocratie.
Ensuite, elles montrent qu’après les urnes, l’Internet est devenu le lieu privilégié d’expression de cette démocratie. Il suffit de se rendre sur les sites des candidats, sur ceux des principaux journaux pour se rendre compte qu’aujourd’hui le citoyen prend la parole, de manière souvent passionnée et passionnante !
Enfin, avec François Bayrou, elles ont fait apparaître clairement une troisième force politique en France (ensemble tant la droite que la gauche n’ont jamais eu aussi peu de voix !), susceptible d’ouvrir ce pays au pluralisme, au partage des pouvoirs, seule manière de le sortir de ses blocages et de résoudre ses problèmes graves en matière de dette publique, d’éducation, de recherche, d’écologie !
François Bayrou doit maintenant confirmer, non pas au second tour - il laisse ses électeurs en décider en conscience - mais aux législatives. Comme il était mon candidat favori, je lui souhaite de réussir !
Commentaires
Fred
cathy, Nicolas, Jean-Luc [...]
Semal, Natalia, ade
Scoupreman Christel, cedricbovy
Michel Maertens